Ecole Boulle : Photo de l'équipe du bureau d'étude E.J. Ruhlmann Atelier Ruhlmann

 Switch to the English version of this post Ecole Boulle Atelier RuhlmannEcole Boulle Atelier Ruhlmann, la période d’apprentissage du métier pour Maxime.

 

Jusqu’à la fin du collège, le jeune Maxime Old est un enfant d’artisan ébéniste et un élève sans histoire.

Son entrée à l’école Boulle déclenche son évolution : il est à l’origine de nombreuses “initiatives”, sans gravité, mais qui dérogent à la discipline de l’époque. Ses résultats sont brillants, la direction tolère ses frasques qui démontrent son tempérament entreprenant.

Il se lie d’amitié avec Emile Bonnoron, qui sera son adjoint de 1945 à la fin de son activité, et avec Pierre Simon, fils de Marc Simon important fabriquant de mobilier, notamment pour les paquebots. Pierre initie Maxime au ski alpin. Maxime entraînera ses deux amis à des cours d’anglais, une innovation pour l’époque. Maxime rêvait de travailler un temps aux Etats Unis. La mort de son père ne lui permettra pas de partir.

En 1928, le projet de fin d’étude de Maxime retient l’attention du grand Jacques-Emile Ruhlman alors à son apogée. Maxime, major de sa promotion, rentre en tant que collaborateur dans son prestigieux atelier.

Son intégration au sein du bureau d’étude de Ruhlmann de 1928 à 1933 lui permet de s’affirmer : sa conviction personnelle d’être un créateur et non un exécutant devient une réalité reconnue de tous.
Il fréquente les milieux artistiques, est en contact, de façon discrète et sensible, avec les différents courants de pensées artistiques.

Sa propre vision de la modernité se dessine alors, il y tiendra toujours. Elle se nourrit des réflexions des différentes écoles : Bauhaus, UAM, … tout en refusant de s’y inféoder. Toute sa vie il restera libre de ses choix, ouvert aux différentes idées et cultures.

Du travail avec Jacques-Emile Ruhlmann, il retire deux leçons durables. La première est à l’exemple du “Patron”: une totale exigence artistique, qualitative et organisationnelle. La seconde prend à contrepied l’égo particulièrement développé du “Maître” : Maxime gardera une simplicité et un sens critique sans compromis vis à vis de lui même et de ses œuvres.

Ruhlmann “tyrannisait” nombre de ses dessinateurs, les contraignant à “plancher” une semaine entière sur la seule courbure d’un pied de chaise. Maxime bénéficiait d’un statut privilégié, il pu signer des créations à son nom dès cette période.Citons à titre d’exemple l’appartement de luxe du paquebot Atlantique qu’il réalisa entièrement à son nom en 1930

L’Ecomusée de Saint-Nazaire, port dont les chantiers ont construit la quasi-totalité des paquebots de la Compagnie Générale Transatlantique, nous précise que Maxime Old a décoré celui des huit appartements de luxe du paquebot Atlantique portant la référence 22. La laque murale choisie pour le salon est de Gaston Priou.

Ci dessous le plan de l’appartement et les photos prêtées par l’Ecomusée que nous tenons à remercier.

Intéressés par les réalisations contemporaines certifiées des Meubles Modernes d’Art Maxime Old? C’est ici.